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Bulletin sur les négociations #14 : La conciliation a commencé et le vote de grève aura lieu dans moins d'une semaine

Dernière mise à jour : 20 mars


Mardi, 5 mars 2024


Comité de négociation des auxiliaires d'enseignement et membres réguliers participant à la séance de négociation.

Deux semaines bien remplies pour les négociations ! 


Comme nous l'avons mentionné dans notre dernier bulletin, après notre séance du 26 février, McGill a déposé une demande de conciliation. La conciliation a débuté vendredi dernier, le 1er mars, et nous avons eu des séances supplémentaires le lundi 4 mars et le mardi 5 mars. La conciliation est un processus dans lequel les négociations sont facilitées par des conciliateurs, qui sont des employés du ministère du Travail. Contrairement aux négociations habituelles, où les règles de base sont déterminées par les parties en présence, les conciliateurs fixent les conditions de la discussion. Les conciliateurs ne peuvent pas imposer un accord unilatéralement, mais ils peuvent faire une recommandation sur ce qu'ils pensent être l'accord susceptible d’être accepté par les deux parties. Ils peuvent également essayer différentes méthodes pour rapprocher les parties, y compris en les rencontrant séparément. Ce que nous disons aux conciliateurs lors de ces réunions est hautement confidentiel - ils ne peuvent pas révéler à l'employeur le contenu de nos discussions, mais ils peuvent utiliser ce que nous lui disons pour tenter de rapprocher les parties.


Deux conciliateurs nous ont été attribués pour nos négociations. L'AÉÉDEM a expliqué aux conciliateurs que nous avions un mandat de négociation ouvert à tous les membres du syndicat. En général, ils nous ont permis de continuer à négocier ouvertement (c’est-à-dire en la présence de tout membre de l’AÉÉDEM souhaitant assister aux négociations), mais dans certaines parties des négociations, ils ont imposé des restrictions à nos communications au membrariat. En outre, en raison du projet de loi 96, qui exige que tous les services gouvernementaux soient en français, la procédure de conciliation s'est déroulée davantage en français que les parties précédentes de la procédure de négociation. 


Les conciliateurs ont passé du temps avec les deux parties, essayant d'avoir une meilleure idée de leurs priorités, de leur flexibilité et de leurs lignes rouges. L'AÉÉDEM a clairement exprimé son engagement envers les priorités clés que sont le renforcement de la protection contre le harcèlement et la discrimination, le rattrapage de nos salaires et leur protection contre l’inflation, la mise en place de fonds de soins de santé complémentaires et l'indexation des heures contractuelles des auxiliaires d’enseignement sur le nombre d'étudiants inscrits aux cours de premier cycle. Tout en soulignant l'importance de ces éléments de notre mandat, l'AÉÉDEM a fait part de sa flexibilité quant aux modalités de leur mise en place. Nous avons clairement indiqué que si l'employeur est disposé à prendre ces priorités au sérieux, nous sommes prêts à modifier certains détails de notre mandat initial. Les négociations impliquent de trouver un terrain d'entente, et l’AÉÉDEM a indiqué où nous pensons que se trouve ce terrain d'entente.


Mardi, les conciliateurs ont proposé une "hypothèse de travail", c'est-à-dire une suggestion sur la manière dont ils pensent qu'un accord pourrait être trouvé, dans le but de rapprocher les parties. Cette hypothèse n'est pas contraignante et, si elle ne semble pas être une solution viable pour les deux parties, elle est retirée de la table. Les conciliateurs ont également insisté sur le fait que cette hypothèse ne peut être communiquée en dehors de la table. Cette hypothèse a donné lieu à des discussions intéressantes entre notre camp et les conciliateurs, ainsi qu'entre nous et McGill. Il semblait que nous étions sur le point de conclure un accord ! Mais, en fin de compte, nous n'avons pas réussi à en trouver un.


Sur la base de nos discussions lors de la conciliation, nous pensons que McGill est tout à fait capable de nous offrir un accord que nous pourrions recommander à nos membres. Nous avons été francs quant à nos priorités et à notre flexibilité, et nous espérons que McGill est prêt à faire ce qu'il faut pour obtenir un accord. Jusqu'à présent, McGill n'a pas montré qu'il était prêt à faire ce qu'il faut pour parvenir à un accord, et avec un vote de grève la semaine prochaine, nous espérons qu'elle commencera à prendre les négociations plus au sérieux. Un accord semble à bien des égards se profiler à l'horizon, mais McGill sait que son offre de ne rien faire en matière de soins de santé ou d'indexation, et d'une maigre augmentation salariale de 2,25 % la première année, puis de 1,25 % les années suivantes, sera l'offre que nous soumettrons aux membres lors de notre vote de grève. Nous avons laissé la porte ouverte à une offre plus crédible avant notre première assemblée de vote de grève le 13 mars, et nous avons indiqué que nous serions prêts à les rencontrer lorsqu'ils seront prêts. S'il faut négocier pendant le week-end ou jusqu'aux petites heures du matin, nous sommes prêts à faire ce qu’il faudra.  


À moins d'un mouvement du côté de McGill, et malgré tous nos efforts pour nous rendre disponibles, nous n'avons pas d'autres dates prévues avant la première assemblée de vote de grève. Il est plus important que jamais d'avoir une forte majorité de membres de l’AÉÉDEM participant au vote de grève. McGill n'a, jusqu'à présent, pas semblé sérieux quant à la recherche d'un accord, nous devons leur montrer que nous le sommes. 


Nous organisons trois assemblées pour le vote de grève afin de nous assurer que tous les membres puissent participer. La première aura lieu le mercredi 13 mars à 18h au Centre Mont Royal (2200 rue Mansfield, près du campus du centre-ville). Cette réunion consistera à décider des détails des motions sur lesquelles nous voterons et à les voter. Elle sera donc probablement plus longue que les deux autres assemblées. La deuxième assemblée aura lieu le jeudi 14 mars à 14h au Mac Campus (MS-022), et la troisième le samedi 16 mars à 14h au Centre Mont Royal. Toutes les assemblées de vote de grève seront hybrides, de sorte que vous pourrez y assister virtuellement ou en personne, et il y aura un dîner/déjeuner pour ceux qui viendront en personne. Vous pouvez vous inscrire à ces assemblées ici.


Nous espérons sincèrement que McGill se présentera à ces séances prête à faire le travail nécessaire pour trouver une entente. Voulez-vous assister aux négociations ? Inscrivez-vous pour vous joindre à nous, en présentiel ou par zoom, ici ! 


Enfin, comme nous l’avons déjà dit, nous gagnons ce pour quoi nous sommes prêts à nous battre et il faudra mettre toutes les mains sur le pont pour obtenir le contrat qui changera notre vie et dont nous avons besoin et que nous méritons. Votre participation est essentielle à notre victoire ! Inscrivez-vous à la formation pour devenir un militant de l’AÉÉDEM ici !


Unis, nous négocions ; divisées, nous mendions !


Amour et solidarité,

Vos comités de négociation et de soutien à la négociation

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